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Pourquoi beaucoup de gens ne détestent pas travailler, mais détestent travailler pour quelqu’un
Il existe une confusion profondément ancrée autour du rejet du travail, confusion qui conduit à mal interpréter ce que beaucoup de personnes expriment lorsqu’elles disent qu’elles « détestent travailler ». Cette formule, souvent utilisée par lassitude ou par raccourci, ne traduit que très rarement un rejet de l’activité en tant que telle. Dans la majorité des cas, ce qui est rejeté n’est ni l’effort, ni l’engagement, ni même la contrainte inhérente au fait de produire quelque
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Les employeurs qui veulent que les salariés travaillent gratuitement quelques dizaines de minutes par jour
Dans certaines entreprises, le contrat de travail est clair sur le papier, mais beaucoup moins dans la pratique. Les horaires sont définies, le volume horaire est fixé, pourtant il est implicitement attendu que le salarié arrive en avance pour allumer son ordinateur, ouvrir les logiciels, consulter les premiers messages et être opérationnel à l’heure exacte indiquée sur son contrat. Ces minutes prises en amont ne sont ni comptabilisées ni rémunérées. Officiellement, personne
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Subir le salariat alors qu'on ne sait même pas pourquoi on est sur terre
On vit sur une planète minuscule, suspendue dans un coin quelconque d’une galaxie parmi des centaines de milliards d’autres ; et dans un univers pour lequel on ne peut voir la fin. On ne sait pas pourquoi on est là et on ne sait pas quand ça s’arrête. On n’a aucune date de fin programmée (et heureusement). Et pourtant on se comporte comme si tout était parfaitement balisé : études, emploi, retraite. On se projette comme si la trajectoire était garantie. La vérité, c’est qu’el
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TEMOIGNAGE : son responsable lui impose des congés à la dernière minute alors que c'est illégal
"Ils m’ont posé mes congés sans me demander, et j’ai refusé." Un vendeur en boutique arrive en fin de CDD, son planning est publié pour les trois semaines à venir. En le regardant, il comprend tout de suite ce qui se passe. Deux semaines de congés payés ont été placées sur son planning sans qu’il ait rien demandé, sans qu’on l’ait consulté et sans qu’on l’ait même prévenu. La dernière semaine de son contrat, en revanche, il est programmé pour travailler normalement. Lui n’av
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Faire semblant de travailler
Faire semblant de travailler n’est pas une anomalie morale, c’est une réponse rationnelle à un système devenu irrationnel pour ceux qui l’exécutent. Les gens ne font pas semblant de travailler parce qu’ils seraient des profiteurs naturels ou des paresseux chroniques : cette lecture est une fable managériale. Dans la majorité des cas le désengagement est consécutif à une rupture : rupture de respect, rupture de confiance, rupture entre ce qui a été promis et ce qui a été réell
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Ta vie vaut plus que ton boulot
Le travail n’a jamais été le centre naturel de la vie humaine. Historiquement, il était un moyen ponctuel de subsistance, intégré à la vie sociale, familiale, spirituelle. La rupture intervient avec le capitalisme industriel, qui transforme le travail en structure dominante : temps long, subordination, dépendance salariale, identité sociale indexée sur l’emploi. Le travail cesse d’être une activité parmi d’autres et devient l’axe autour duquel tout le reste doit s’organiser.
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Est-ce que ton collègue a une personnalité narcissique ?
Travailler avec un collègue narcissique au travail Travailler avec un collègue narcissique, c’est travailler avec quelqu’un qui se considère supérieur aux autres et qui organise ses relations professionnelles à partir de cette conviction. Cette supériorité n’est ni ponctuelle ni contextuelle. Elle structure sa manière de parler, de décider, de réagir et de se positionner dans le collectif. Ce type de collègue ne tolère pas l’égalité professionnelle. Être contredit, mis sur le
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Travailler avec un collègue psychopathe
Travailler avec un psychopathe intégré (individu souffrant de psychopathie capable de s’insérer normalement - sans commettre de crime - dans la société et dans le monde du travail) ne ressemble en rien à ce que l’imaginaire collectif associe à la psychopathie. Il n’y a ni violence visible, ni crises spectaculaires, ni comportements ouvertement antisociaux. Ce sont des personnes socialement fonctionnelles, souvent appréciées, parfois même admirées, qui évoluent dans l’entrepri
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Quand l’effort ne paie plus : le modèle effort–récompense, développé par Johannes Siegrist
Le modèle effort–récompense, développé par Johannes Siegrist repose sur une idée simple mais redoutablement efficace pour comprendre la souffrance au travail : lorsque les efforts fournis par un salarié ne sont pas compensés par des récompenses perçues comme adaptées et proportionnelles à l'effort fourni, un déséquilibre psychique durable s’installe. L’effort ne se limite pas à la charge de travail visible, il inclut l’investissement cognitif, l’engagement émotionnel, la disp
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Travailler avec quelqu’un qui se croit compétent
Le syndrome de Dunning-Kruger décrit un phénomène bien documenté en psychologie cognitive où des personnes peu compétentes dans un domaine surestiment fortement leur niveau réel, non par arrogance consciente mais parce que leurs lacunes mêmes les empêchent de percevoir ce qu’elles ne savent pas. Autrement dit, plus on manque de compétences, moins on est capable d’évaluer correctement sa propre incompétence et cela qui crée une confiance déconnectée de la réalité. Dans un cont
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Le travail comme facteur de dégradation psychique ordinaire
Le travail est aujourd’hui l’un des facteurs les plus constants de dégradation psychique, non pas par des situations exceptionnelles, mais par des mécanismes ordinaires, quotidiens, intégrés au fonctionnement normal des organisations. Il n’est plus nécessaire de vivre un conflit ouvert, un harcèlement caractérisé ou une crise majeure pour voir sa santé mentale se détériorer. La dégradation s’installe lentement, par exposition prolongée à des contraintes psychiques répétées. L
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Le présentiel comme faux levier de performance
"Oui, on peut littéralement travailler depuis l’espace. Et malgré cela, en 2025, il passe encore pour raisonnable d’expliquer à des adultes qualifiés qu’ils doivent se déplacer chaque matin jusqu’à un bureau pour prouver qu’ils travaillent." De nombreuses entreprises continuent de considérer que le travail en présentiel est intrinsèquement plus efficace que le travail à distance. Cette croyance repose sur une idée simple mais profondément erronée : être physiquement au bureau
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Le coût réel d’un refus au travail
Refuser au travail est souvent présenté comme un droit évident. Le salarié peut en théorie dire non à une demande qu’il juge excessive, inappropriée ou incompatible avec son périmètre. Pourtant dans la réalité du salariat, refuser n’est jamais un acte neutre. Chaque refus engage un coût, rarement explicité, rarement assumé, mais bien réel dans ses conséquences pour le salarié. Le premier coût d’un refus est symbolique. Le salarié qui refuse sort immédiatement du rôle attendu
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Pourquoi l’entreprise n’est jamais totalement transparente et ne le sera jamais
La transparence est devenue un mot-clé du discours managérial. Les entreprises affirment vouloir être transparentes avec leurs salariés, partager l’information et instaurer un climat de confiance. Pourtant, une transparence totale est structurellement incompatible avec le fonctionnement même des organisations. L’entreprise est un espace de décision, de stratégie et d’arbitrage. Certaines informations sont par nature sensibles, évolutives ou conflictuelles. Rendre visibles tou
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Le salarié autonome mais jamais décisionnaire
L’autonomie est devenue l’un des mots-clés les plus valorisés du discours managérial contemporain. Les entreprises affirment rechercher des salariés autonomes, responsables, capables de prendre des initiatives, de s’organiser seuls et de faire preuve de proactivité. Cette autonomie est présentée comme un progrès, une marque de confiance et une reconnaissance de la maturité professionnelle. Pourtant, derrière cette valorisation apparente se cache une réalité beaucoup plus ambi
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Le management bienveillant n’abolit pas le rapport de subordination
Le management bienveillant est présenté comme une réponse aux dérives du management autoritaire. Il met en avant l’écoute, l’empathie, la reconnaissance et la prise en compte du bien-être. En apparence il humanise la relation de travail, mais en réalité, il ne modifie pas le rapport de domination structurel. La hiérarchie demeure, le pouvoir de décision reste concentré. Le manager, même bienveillant, conserve le pouvoir d’évaluer, de sanctionner, de promouvoir ou d’exclure. L
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L’investissement émotionnel gratuit exigé des salariés
Le travail salarié ne se limite plus depuis longtemps à l’exécution de tâches techniques, il inclut désormais une dimension émotionnelle implicite, rarement reconnue et jamais formalisée. Les salariés sont attendus non seulement sur ce qu’ils font, mais sur la manière dont ils le font émotionnellement. Il est attendu du salarié qu’il soit positif, motivé, impliqué, disponible émotionnellement. Qu’il sache rassurer, apaiser, écouter, encourager, absorber les tensions. Cette mo
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Pourquoi la loyauté est une injonction unilatérale
La loyauté est présentée comme une valeur cardinale du monde du travail. Elle est associée à la fiabilité, au professionnalisme, à l’engagement et à la maturité. Dans les discours d’entreprise, un "bon salarié" est avant tout un salarié loyal. Pourtant cette loyauté n’est jamais définie de manière symétrique. Elle est exigée presque exclusivement du salarié dans un rapport où l’entreprise conserve l’essentiel du pouvoir décisionnel. Dans la relation salariale, la loyauté ne r
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Savoir gérer les conflits pour son bien-être en tant que salarié
La capacité à gérer un conflit n’est pas perçue comme particulièrement utile pour un salarié qui ne manage pas d’équipe dans le monde du travail, comme si les salariés non hiérarchiques n’avaient ni à gérer des tensions, ni à se confronter à des situations conflictuelles. Cette vision est déconnectée de la réalité, mais elle n’est pas anodine. Les entreprises ont tout intérêt à ne jamais formuler explicitement cette attente, ni à évaluer cette compétence chez les salariés. Un
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Afterwork : La convivialité obligatoire
De nombreuses entreprises affirment que les afterworks, les team buildings et autres activités "conviviales" servent à renforcer la cohésion et par ricochet la performance. Dans les faits, elles instaurent souvent une obligation implicite de participation qui met certains salariés en difficulté. Officiellement rien n’est obligatoire, mais officieusement, refuser est mal vu. Ne pas venir à l’afterwork, c’est être perçu comme "pas intégré", "pas corporate", "pas esprit d’équip
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Le déséquilibre structurel du rapport de force salarié-entreprise et l'obligation unilatérale d'honnêteté
Le salariat repose sur une fiction juridique simple: deux parties contractent librement. Dans les faits, cette symétrie n'existe pas. Le lien de subordination inscrit dans le droit du travail crée un rapport de force structurellement déséquilibré, où l'entreprise détient le pouvoir d'évaluer, de sanctionner, de licencier, de recommander ou de disqualifier. Le salarié, lui, s'expose. Ce déséquilibre est rarement nommé. Il est pourtant au cœur de nombreuses injonctions morales
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Les compétences comportementales comme mécanisme de survie professionnelle.
Il existe des situations où les compétences métiers (compétences professionnelles classiques) ne suffisent plus. Des situations où il ne s’agit plus seulement de bien faire son travail, mais de tenir dans la durée, de rester stable et de ne pas se laisser grignoter lentement par un environnement qui use. Dans la vie personnelle, lorsqu’une personne cherche délibérément à nuire, à rabaisser, à manipuler ou à épuiser, trois options existent : tracer sa route, se défendre puis t
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Les collègues toxiques et la soumission douce au travail.
Il existe une toxicité professionnelle discrète, difficile à nommer, mais très efficace. Elle ne passe pas par des cris, des ordres explicites ou des conflits ouverts. Elle passe par des micro demandes, des remarques apparemment anodines, des intrusions déguisées en normalité. Ce sont des tentatives de soumission douce. Cela commence souvent par des phrases simples : "Tu peux envoyer un mail à xxx pour lui dire ça ? ". La personne n'est ni ton manager, ni responsable de ton t
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