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Pourquoi beaucoup de gens ne détestent pas travailler, mais détestent travailler pour quelqu’un
Il existe une confusion profondément ancrée autour du rejet du travail, confusion qui conduit à mal interpréter ce que beaucoup de personnes expriment lorsqu’elles disent qu’elles « détestent travailler ». Cette formule, souvent utilisée par lassitude ou par raccourci, ne traduit que très rarement un rejet de l’activité en tant que telle. Dans la majorité des cas, ce qui est rejeté n’est ni l’effort, ni l’engagement, ni même la contrainte inhérente au fait de produire quelque
5 min de lecture


Subir le salariat alors qu'on ne sait même pas pourquoi on est sur terre
On vit sur une planète minuscule, suspendue dans un coin quelconque d’une galaxie parmi des centaines de milliards d’autres ; et dans un univers pour lequel on ne peut voir la fin. On ne sait pas pourquoi on est là et on ne sait pas quand ça s’arrête. On n’a aucune date de fin programmée (et heureusement). Et pourtant on se comporte comme si tout était parfaitement balisé : études, emploi, retraite. On se projette comme si la trajectoire était garantie. La vérité, c’est qu
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Faire semblant de travailler
Faire semblant de travailler n’est pas une anomalie morale, c’est une réponse rationnelle à un système devenu irrationnel pour ceux qui l’exécutent. Les gens ne font pas semblant de travailler parce qu’ils seraient des profiteurs naturels ou des paresseux chroniques : cette lecture est une fable managériale. Dans la majorité des cas le désengagement est consécutif à une rupture : rupture de respect, rupture de confiance, rupture entre ce qui a été promis et ce qui a été rée
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Ta vie vaut plus que ton boulot
Le travail n’a jamais été le centre naturel de la vie humaine. Historiquement, il était un moyen ponctuel de subsistance, intégré à la vie sociale, familiale, spirituelle. La rupture intervient avec le capitalisme industriel, qui transforme le travail en structure dominante : temps long, subordination, dépendance salariale, identité sociale indexée sur l’emploi. Le travail cesse d’être une activité parmi d’autres et devient l’axe autour duquel tout le reste doit s’organiser.
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Quand l’effort ne paie plus : le modèle effort–récompense, développé par Johannes Siegrist
Le modèle effort–récompense, développé par Johannes Siegrist repose sur une idée simple mais redoutablement efficace pour comprendre la souffrance au travail : lorsque les efforts fournis par un salarié ne sont pas compensés par des récompenses perçues comme adaptées et proportionnelles à l'effort fourni, un déséquilibre psychique durable s’installe . L’effort ne se limite pas à la charge de travail visible, il inclut l’investissement cognitif, l’engagement émotionnel, la di
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Le travail comme facteur de dégradation psychique ordinaire
Le travail est aujourd’hui l’un des facteurs les plus constants de dégradation psychique, non pas par des situations exceptionnelles, mais par des mécanismes ordinaires, quotidiens, intégrés au fonctionnement normal des organisations. Il n’est plus nécessaire de vivre un conflit ouvert, un harcèlement caractérisé ou une crise majeure pour voir sa santé mentale se détériorer. La dégradation s’installe lentement, par exposition prolongée à des contraintes psychiques répétées.
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Le coût réel d’un refus au travail
Refuser au travail est souvent présenté comme un droit évident. Le salarié peut en théorie dire non à une demande qu’il juge excessive, inappropriée ou incompatible avec son périmètre. Pourtant dans la réalité du salariat, refuser n’est jamais un acte neutre. Chaque refus engage un coût, rarement explicité, rarement assumé, mais bien réel dans ses conséquences pour le salarié. Le premier coût d’un refus est symbolique. Le salarié qui refuse sort immédiatement du rôle attendu
2 min de lecture


L’investissement émotionnel gratuit exigé des salariés
Le travail salarié ne se limite plus depuis longtemps à l’exécution de tâches techniques, il inclut désormais une dimension émotionnelle implicite, rarement reconnue et jamais formalisée. Les salariés sont attendus non seulement sur ce qu’ils font, mais sur la manière dont ils le font émotionnellement. Il est attendu du salarié qu’il soit positif, motivé, impliqué, disponible émotionnellement. Qu’il sache rassurer, apaiser, écouter, encourager, absorber les tensions. Cette mo
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Savoir gérer les conflits pour son bien-être en tant que salarié
La capacité à gérer un conflit n’est pas perçue comme particulièrement utile pour un salarié qui ne manage pas d’équipe dans le monde du travail, comme si les salariés non hiérarchiques n’avaient ni à gérer des tensions, ni à se confronter à des situations conflictuelles. Cette vision est déconnectée de la réalité, mais elle n’est pas anodine. Les entreprises ont tout intérêt à ne jamais formuler explicitement cette attente, ni à évaluer cette compétence chez les salariés. Un
4 min de lecture


Le sentiment de désespoir dans la recherche d’emploi face au silence et aux réponses génériques
La recherche d’emploi n’est pas seulement un exercice rationnel, c'est une expérience psychologique souvent éprouvante, dont l’un des facteurs les plus destructeurs est le silence. Correspondre objectivement à une offre, postuler, investir du temps et de l’énergie, puis ne recevoir aucune réponse crée un vide particulier . Ce n’est pas un refus, c’est une absence de reconnaissance. Le silence des entreprises agit comme une négation, le candidat n’est pas rejeté, il est ignor
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Le déséquilibre structurel du rapport de force salarié-entreprise et l'obligation unilatérale d'honnêteté
Le salariat repose sur une fiction juridique simple: deux parties contractent librement. Dans les faits, cette symétrie n'existe pas. Le lien de subordination inscrit dans le droit du travail crée un rapport de force structurellement déséquilibré, où l'entreprise détient le pouvoir d'évaluer, de sanctionner, de licencier, de recommander ou de disqualifier. Le salarié, lui, s'expose. Ce déséquilibre est rarement nommé. Il est pourtant au cœur de nombreuses injonctions morales
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